Vu sur Mastodon : une table (interactive) périodique des éléments, qui explique à quoi sert chaque élément <3
Après, comme je suis râleur, je vois malgré tout deux objections :
Je suis en train d'écouter cette émission en podcast, je vais faire mon ravi de service, mias c'est fabuleux :
J'ai toujours ressenti une profonde tristesse en voyant les photographie de cette enfant, exhibées dans les sites douteux et autres forums complotistes. J'espère que maintenant que le "mystère" est résolu, on va pouvoir lui donner une sépulture décente.
via un Shaarli, pas noté lequel avant de fermer l'onglet...
La paréidolie : quand la science rejoint le LOL.
La paréidolie, quésaco ? C'est la façon dont votre cerveau interpréte ce qu'il voit, pour le rattacher à ce qu'il connait. C'est pour ça que l'on cherche des formes dans les nuages, ou que l'on voit des visages... ou des teubs partout pour peu qu'on les cherche ; c'est pour ça que certain·e·s voient Jésus partout, que d'autres entendent le démon dans des musiques : on voit (ou entend) ce que l'on a été éduqué à trouver...
via Seb sur (°m
Cette semaine, on s'intéresse à la vulgarisation scientifique à l'heure de Youtube : un nombre croissant de charismatiques passionnés, mais aussi de vrais chercheurs spécialisés, explique les grandes et petites notions de la science en vidéo. De nouvelles formes se développement, comme les animations, et même les conférences d'une heure et demie sur la définition du temps cartonnent en ligne.
L’actu : Les quatre familles de youtubeurs évoquées dans le podcast sont détaillées dans cet article sur Libe.fr, avec tous les liens qu'il faut – Sur Youtube, la science infuse. Pour les vidéos, nous avons diffusé en exemple les faux souvenirs d'e-penser, le flexaèdre de Micmaths, la grippe d'Un peu pointu, les Pokémon esclaves par Cyrus North, la malaria animée par Kurzgesagt, le libre arbitre par la Main baladeuse, le casino chez La statistique expliquée à mon chat, et des génocides chez Histoire brève.
On a aussi publié une interview du grand manitou des vulgaristeurs scientifiques, Etienne Klein, qui estime que la vidéo en ligne a «installé un chaînon manquant de la pédagogie».
En substance donc, la CJUE ne reconnaît pas de lien entre le vaccin contre l'hépatite B et l'apparition de la sclérose en plaques, elle dit même l'inverse. Elle rappelle que, en principe, c'est à la victime d'établir le lien entre un acte médical et un état préjudiciable, mais que dans le cas où il n'existe pas de consensus scientifique présenté à la cour qui doit juger, alors si les éléments de preuves sont suffisants pour établir un lien, même si celui-ci s'avère plus tard factuellement faux, alors la cour est autorisée à reconnaître le fabricant du vaccin comme responsable de l'état de la victime.
Ah oui, d'ailleurs, la CJUE ne reconnaît pas le fabricant fautif. Elle dit juste que la cour qui doit juger la chose peut, en l'état du droit actuel et de la situation présentée, le reconnaître comme responsable, et donc peut le condamner à verser des indemnités, si et seulement si elle le souhaite.
Voilà !
Oh, et au passage, mettez vous bien ça dans le crâne : une cour de justice ne statue pas sur ce qui est une vérité scientifique ou non, elle tranche des litiges. Jamais une cour ne pourra dire ce qui est "vrai" scientifiquement et ce qui est faux, tout comme jamais un scientifique n'ira dire à un juge comment il doit juger telle ou telle affaire. Ce sont des domaines différents, avec des vocabulaires différents, qui ont des manières de fonctionner différentes et qui ne font pas DU TOUT le même métier. Je vous rappelle l'échelle (simplifiée) de validité des preuves/arguments :
Solide => Consensus scientifique / Méta analyse / Étude prospective de forte puissance
Présomption => Étude prospective de faible puissance
Faible => Étude rétrospective / Étude de cas-témoins
Très faible => Témoignage / Étude comportant des biais identifiés
Nul => Avis / Opinion / Préjugé / Bon sensVous ne trouvez pas "jugement d'une cour de justice" dans la liste ? Parce que ça n'a rien à y faire. C'est même pas un niveau de preuve "nul", c'est un niveau de preuve "hors sujet". Il s'agirait d'arrêter de tout mélanger pour, en plus, propager des idées fausses et dangereuses sur la science, la justice et la santé.
Qui sommes-nous ?
Nous sommes un collectif de chercheurs en sciences humaines et sociales, et nous étudions les technologies numériques. Depuis plus de dix ans, nous favorisons le partage de ressources ouvertes. Que vous soyez ou non membre de notre association, vous pouvez publier vos propres ressources ou annoncer vos événements à l'aide du bouton "Contribuer" en haut de page.
via http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/16/jeu-video-sempiternel-accuse-mal-etre-adolescent-266095
A l’état sauvage, explique-t-il, le «couple alpha» est en réalité un couple parental, dont le reste du groupe est la progéniture: «la meute de loups typique est une famille». Exit le modèle classique de la dominance animale. Qui, à vrai dire, avait déjà été ébranlé trente ans plus tôt.
Ce que je trouve intéressant, c'est la façon dont nous projetons nos propres travers sur la société animale, pour ensuite s'en servir comme justificatifs de nos schémas de domination...
via Alda
Les autres articles de la série (liens en bas de la page) ont l'air sympas aussi.
EDIT : Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre les liens :
Le Temps se penche, pendant une semaine, sur la zoologie hasardeuse que les humains utilisent pour parler d'eux-mêmes
«Nous avons posé des questions intelligentes aux singes (peuvent-ils mentir, ont-ils conscience d’eux-mêmes, ont-ils accès au langage?) et leurs réponses nous ont encouragés à des questions plus intelligentes encore. Mais qu’avons-nous demandé aux autres?» s’interroge Vinciane Despret, philosophe des sciences belge et propagatrice infatigable des thèses de Thelma Rowell en francophonie. Constat affligeant: les questions que l’éthologie classique pose aux moutons portent essentiellement sur leur relation aux ressources: en gros, sur leur broutement, c’est-à-dire «la manière dont ils transforment l’herbe en gigots».
L’oiseau, mésestimé depuis l’Antiquité, est devenu ainsi l’emblème du penchant humain pour le déni, assimilé à une forme de stupidité. Cette assimilation prête à discussion, sociologiquement comme anthropologiquement. Sur le plan sociologique, on remarquera qu’un déni excessif de la réalité semble moins lié à un déficit cognitif qu’au statut social. On citera, par exemple, l’étude conduite au Brésil et en Suède par Taciano L. Milfont et al. (à paraître en août 2016 dans la revue Personality and Individual Differences), portant sur le refus de croire aux causes humaines du changement climatique: chez les sujets étudiés, la variable qui détermine la propension pour ce déni paraît être leur situation de «dominance sociale». La tête dans le sable et le privilège semblent ici aller de pair.
Nettie Maria Stevens est une généticienne américaine, née le 7 juillet 1861 à Cavendish (Vermont) et décédée à Baltimore (Maryland) le 4 mai 1912 d’un cancer du sein. Ses travaux ont donné lieu à l'une des découvertes biologiques fondamentales du XXe siècle en permettant d'affirmer que le sexe de chaque individu est déterminé par ses caractères chromosomiques. Exclue de toute reconnaissance à une époque où les femmes étaient encore écartées du savoir scientifique, elle resta dans l'ombre de ses collègues masculins1.
Merci au Doodle du jour.
Je ne connaissais pas Sci-Hub, découvert grâce à cette chronique de Xavier de La Porte.
Je cite Wikipédia pour gagner du temps :
Sci-hub (ou Scihub) est un moteur de recherche pour les articles scientifiques, qui contourne les paywalls (« péages ») classiques des éditeurs académiques et fournissant un accès libre à un répertoire de plus de 48 000 000 articles1,2. De nouvelles publications sont ajoutées quotidiennement après avoir été téléchargée via des proxies d'établissement universitaires3. Il permet ainsi de consulter gratuitement des articles dont l'accès coûterait sinon plus de 30 dollars4,5. Il a été attaqué par la principale maison d'édition scientifique, Elsevier, car il permet un accès illégal à des documents de recherche6. En novembre 2015, l'adresse originale, sci-hub.org, est fermée. Des sites alternatifs sont alors mis en place, tels que sci-hub.io (qui ferme en avril 2016), sci-hub.cc et , ou sci-hub.bz.
Bref, c'est encore et toujours cette gabegie ahurissante de devoir "racheter [...] des publications déjà payées par le contribuable pour les rendre accessibles... à leurs auteurs." (article de Rue 89). Pour le dire autrement, en prenant un autre extrait du même article : les éditeurs scientifiques "revendent donc chèrement aux universités un contenu qu’elles ont elles-mêmes produit"
Rappelons que c'est sa lutte contre ce système qui a conduit Aaron Swartz au suicide.
C'est le moment de citer la théière de Russell, ou alors j'ai rien compris à la discussion ?
La théière de Russell (parfois appelée théière céleste) est une analogie évoquée par Bertrand Russell (1872–1970), pour contester l'idée que c'est au sceptique de réfuter les bases « invérifiables » de la religion et d'affirmer que c'est plutôt au croyant de les prouver.
via RedBeard
Il y a longtemps que je n'étais pas retourné sur ce site, il est encore plus beau qu'avant... et toujours aussi intéressant.
Des hélices. Sur des spermatozoïdes. Waouh.
Un livre sur Star Wars et la science à télécharger gratuitement :)
(trouvé via http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/12/20/les-electrons-sont-ils-immortels/ et donc indirectement via http://redbeard.free.fr/links/?hBIKPg)
Quel exploit. Pas bon pour Arianespace ça... ^^
A noter : SpaceX met ses photos dans le domaine public, ou en tout cas essaie : http://www.numerama.com/magazine/32579-spacex-creative-commons.html
=> https://www.flickr.com/photos/spacexphotos
"Phénomène étonnant, il s'avère quasiment impossible de séparer deux annuaires dont on a entremêlé les pages une à une, si on les tire de part et d'autre par leur couverture, et cela peu importe la force que l'on applique. Il est même possible d'y suspendre une voiture."
Va faire ça avec un Kindle, vas-y !
Comme je n'ai rien compris à l'article en anglais lié par Kevin, j'ai cherché de mon côté.
L'EM drive, pour ce que j'en comprend, c'est un moteur électro-magnétique (https://fr.wikipedia.org/wiki/EmDrive). En gros, ton four à micro-onde va bientôt pouvoir partir à la conquête de Pluton.
Pour certains, c'est sûr, ça marche : http://www.traqueur-stellaire.net/2015/07/propulsion-spatiale-em-drive/
Pour d'autres, c'est une arnaque, car l'appareil ne répondrait pas aux principes de la physique.
L'article lié par Kevin (https://finance.yahoo.com/news/nasa-latest-tests-show-physics-230112770.html) explique en substance que la NASA est absolument certaine que ce moteur ne fonctionne pas... mais n'est pas encore capable de démontrer pourquoi. Après une batterie de tests plus poussés que les précédents, il reste tout de même une "micro-poussée" inexpliquée...
=>chimérisme.
Waoh.
Problème à venir ? "Ces chercheurs se demandent si, en raison de la multiplication des procréations médicalement assistées (PMA), où plusieurs embryons sont souvent transférés dans l'utérus des femmes qui y ont recours, on ne risque pas de multiplier également les cas de chimérisme ainsi que les faux résultats aux tests génétiques pourtant censés être infaillibles..."
Syndrome d'aphantasie : incapacité à construire des images mentales. Ces personnes "sont dépourvues d’imagerie mentale, cette forme singulière de représentation permettant à l’esprit humain d’éprouver consciemment une expérience quasi-sensorielle."
Fascinant.