Twitté par @Maitre_Eolas. Comme disait Milo, les bras m'en tombent.
EDIT : une bonne réponse choppé sur Seenthis : http://www.jeromeuh.net/wp-content/uploads/2014/01/blog-aide-manif-pour-tous.jpg
http://seenthis.net/messages/217313#message217317
"Une masculinisation d’autant plus étrange, alors même que, historiquement, il y a eu des femmes importantes dans l’histoire de l’informatique. Sans remonter jusqu’au 19e siècle et à Ada Lovelace, la fille de Lord Byron, à qui on attribut l’écriture du premier programme pour une machine (la machine du mathématicien Charles Babbage, avec qui elle travaillait), on doit une étape décisive de cette histoire à Grace Hopper qui, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, s’est dit qu’il serait quand même beaucoup plus pratique de programmer les ordinateurs avec des langages proches du langage naturel, et non plus seulement avec des chiffres. Mais à l’époque, ces questions de langage étaient secondaires, les hommes préférant s’attaquer aux machines, à l’électronique… Depuis, l’histoire de l’informatique s’est masculinisée."
"De quoi s’agit-il ? Ce sont des étudiants de l’Université de la Saskatchewan (Canada) qui ont diffusé, sur Youtube, une vidéo de leur projet consistant… à proposer une analyse sociologique sur la représentation des genres en publicité."
via http://seenthis.net/messages/196459
La théorie du genre n'existe pas. Ce sont les opposants à la notion de genre qui dénonce le fait qu'il s'agirait d'une "théorie", ce qu'il faut traduire par "ce n'est pas prouvé DONC pas vrai". Une petite BD qui explique bien ce que c'est, en restant très accessible. J'y reviendrai, j'ai 2-3 liens qui traînent là dessus.
via http://ex0artefact.eu/ahpuch/?CBZopQ
Oh purée ! Un gros, un énorme, un mega +1 !
"Sans revenir sur les arguments qu’elle exposait en 1984 et auxquels elle reste attachée, l’Académie française déplore les dommages que l’ignorance de cette doctrine inflige à la langue française et l’illusion selon laquelle une grammaire « féminisée » renforcerait la place réelle des femmes dans la société."
[...]
"Comme l’Académie française le soulignait déjà en 1984, l’instauration progressive d’une réelle égalité entre les hommes et les femmes dans la vie politique et économique rend indispensable la préservation de dénominations collectives et neutres, donc le maintien du genre non marqué chaque fois que l’usage le permet. Le choix systématique et irréfléchi de formes féminisées établit au contraire, à l’intérieur même de la langue, une ségrégation qui va à l’encontre du but recherché."
Mais pour bien faire, je devrais recopier tout le texte. J'ai l'impression, chaque fois que je râle contre cet usage inconsidéré, de pisser dans le désert (ou de prêcher dans un violon, au choix). Mais qu'est ce que ça me chier, bordel ! (Merci Timo de m'avoir autorisé à dire des gros mots, ça soulage) Dire que certains imaginent que torturer la langue à ce point revient à faire étalage de son ouverture, de son "non-sexisme", façon "vous avez vu ? je féminise à tort et à travers donc je ne suis pas sexiste, envoyez-moi des fleurs, youhouhou"
Je suis content, ça va bien faire chier nos amis de la manif pour tous, coincés du derche et autres cathos intégristes hostile au genre.
"À partir du 1er novembre, suite à une recommandation de la Cour constitutionnelle, le genre "indéterminé" pourra être inscrit sur les certificats de naissance, indique le journal allemand Süddeutsche Zeitung. Cela concerne tous les bébés nés avec ce que l'on nomme une ambiguïté sexuelle constitutive, rendant impossible la différenciation des organes génitaux. Cependant, chacun aura la possibilité pendant toute sa vie de revenir sur ce déterminisme sexuel, s'il décide de devenir homme ou femme."
Pour une fois, je suis d'accord avec l'idée de prendre exemple sur l'Allemagne. Mais c'est marrant, la seule chose qu'on copie sur eux, c'est l'austérité économique...