Carrie Fisher a aussi été "script doctor" :
Script doctoring, or script consulting, is a skill that often goes uncredited and unacknowledged in Hollywood. Writers will get hired to polish up an existing screenplay; just like doctors, they diagnose problems and suggest solutions. In the case of script doctoring, that means anything from adding in a few new jokes, to implementing massive structural changes or reworking entire characters and scenes.
Carrie Fisher’s career as a script doctor became the stuff of legend in the 1990s. Fisher was responsible for fixing up Hook in 1991, Sister Act in 1992, Lethal Weapon 3 in 1992 and The Wedding Singer in 1998.
Dans un autre registre, elle a aussi averti Daisy Ridley contre l'utilisation de son corps et de son image, en référence au (trop) célèbre bikini de "slave Leia" de l'épisode VI :
- Ridley: “No, they always talk about how you’re a sex symbol, and how do I feel about that. [Fisher sighs] I’m not a sex symbol! [laughs]”
- Fisher: “Listen! I am not a sex symbol, so that’s an opinion of someone. I don’t share that.”
- Ridley: “I don’t think that’s the right—”
- Fisher: “Word for it? Well, you should fight for your outfit. Don’t be a slave like I was.”
- Ridley: “All right, I’ll fight.”
- Fisher: “You keep fighting against that slave outfit.”
- Ridley: “I will.”
(Source : http://www.themarysue.com/carrie-fisher-daisy-ridley-advice/)
Je n'ai pas regardé les configs conseillées.
Mais d'emblée ça m'agace :
Il n'y a rien qui vous chatouille un peu là ?
Encore une fois, je ne suis pas pour qu’on censure les imbéciles. J’ai toujours trouvé que la censure était contre-productive et qu’il fallait savoir affronter la réalité des discours, même ceux qui nous déplaisent, pour mieux leur répondre. Mais on a un sacré travail à faire. Par où commencer ?
Je ne sais plus chez qui j'ai pris ça.
C'est effrayant, cette haine, ces préjugés, cette bêtise :(
Pourquoi avons-nous choisi de mettre « les femmes » entre guillemets ? Parce que ce thème générique n’englobe finalement que les femmes blanches employées à temps plein. Les femmes en mi-temps/ temps-partiels imposés ne sont pas prises en compte, la différence de salaire concernant les femmes racisées non plus.
Bien vu.
En 2016, quarante-cinq ans après les débuts commerciaux du jeu vidéo, l’idée même que des femmes puissent y jouer étonne encore. C’est du moins ce qui ressortait d’un reportage de France 2 consacré à l’e-sport, diffusé samedi 29 octobre durant la Paris Games Week. Ce reportage a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux en raison d’une question posée par la journaliste à un compétiteur : « C’est pas un peu humiliant d’être battu par une femme ? »
La télay.
(Bon, allez dire après dire que l'industrie s'est toujours intéressée aux femmes parce qu'il a existé très tôt des jeux de poney ou avec des animaux mignons ou les Sims, hum... Heureusement que l'article se rattrape un peu par la suite).
Si les conséquences sur la santé mentale des femmes qui suivent une contraception hormonale n’ont pas toujours été prises au sérieux, c’est parce que la pilule est fondée sur une approche sexiste, affirme Broadly.
Jusqu'aux années 70, les effets secondaires de la pilule étaient connus de l’industrie pharmaceutique et des médecins, mais n’étaient pourtant pas communiqués aux femmes. L’approche sexiste était aussi visible dans le rejet de l’industrie à considérer un contraceptif hormonal masculin. L’idée avait été exploré à l’époque mais n’a pas vu le jour car les effets secondaires avaient été considérés, là, comme trop importants. Le rétrécissement des testicules était notamment craint.
«On pensait que les femmes pouvaient mieux tolérer les effets secondaires que les hommes, qui eux, avaient besoin d’une meilleure qualité de vie», selon Broadly.
Nan, mais faut comprendre le ras-le-bol des policiers : ils ne peuvent même plus harceler en paix.
Quelques chroniqueurs à l'instar d'Enora Malagré ou Isabelle Morini-Bosc ne semblaient cependant pas totalement comprendre l'ampleur des réactions après cette séquence. "Mais vous ne vous êtes pas sentie agressée, peut-être gênée, mais pas agressée", a insisté la première alors que la seconde a estimé que "c'était une boutade, faut pas exagérer, merde".
Quand je lis ça je me dis que la route est encore longue. Très longue.
Encore une illustration du syndrome Trinity.
Rappel :
On peut résumer en une phrase l’idée sexiste véhiculée par ce trope : une femme a beau être extraordinairement compétente, intelligente, forte, etc., elle sera toujours moins digne d’intérêt qu’un homme. En effet, ces films opposent le plus souvent un homme ordinaire à une femme extraordinaire, pour finalement faire de l’homme le héros de l’histoire.
Alors ça, c'est énorme : l'autrice d'un livre sur le féminisme disparait de la page du livre de la libraire Decitre, au profit de son coauteur (ils se sont en plus embrouillés dans les noms, mais au final, ils n'ont quand même gardé que le mec... ça fait tâche)
EDIT : c'est corrigé, ou en voie de l'être.
En réalité, Valls a tout simplement dévoilé la logique d’un certain républicanisme français qui, à ce jour, continue de discriminer des femmes françaises dans de nombreux domaines de la vie publique. En accusant les musulmans d’opprimer les femmes, il ne fait que nous détourner de la persistance des inégalités au sein de la société française - inégalités justifiées par l’image même de ces femmes aux seins nus qu’il évoque avec tant passion.
on donne donc au vêtement féminin un sens qu'a beaucoup moins le vêtement masculin. C'est au fond assez logique ; les actes des femmes (et le fait de mettre tel ou tel vêtement en est un) sont toujours étudiés au prisme de la respectabilité qu'elles sont censées incarner.
...
Le féminisme occidental a grandi avec l'idée que les femmes avaient le droit de montrer leur corps sans risquer pour cela des agressions sexuelles, des réflexions, des interdictions diverses et variées. Cet exemple a longtemps été présenté comme un modèle seul et unique de féminisme... Le féminisme occidental doit faire extraordinairement attention à ne pas considérer que l'exemple de libération qu'il propose est le seul et unique. Il conviendra à certaines, pas à d'autres ; et les femmes au carrefour de plusieurs discriminations (le fameux "race, genre, classe") continuent à ne pas être écoutées, pire à être insultées et humiliées par ce féminisme là.
Je trouve ce passage très fort :
Les hommes sont en général jugés sur leurs actes et leurs paroles. Une femme quand à elle, verra ses vêtements être symbole de ce qu'elle est, dit et pense (ou plutôt ne pense pas). L'exemple de Pamela Anderson est à ce type exemplaire ; la majorité des commentaires lors de son passage en France n'ont pas porté sur son combat (qu'on peut juger légitime ou pas) mais sur la taille de son décolleté. Latifa Ibn Ziaten est également très attaquée (et qu'on ne s'y trompe pas les attaques procèdent du même système sexiste et patriarcal) ; là encore sa tenue serait censée disqualifier ses paroles.
via Alda
Ce qui est intéressant dans cette histoire et ses ramifications, c'est qu'elle touche à deux domaines (qui peuvent bien évidemment se recouper) :
La différence de traitement entre athlètes est pourtant bien réelle : selon une étude publiée le 5 août 2016 par l’université de Cambridge, les hommes sont le plus souvent qualifiés par les commentateurs sportifs américains de "forts", "rapides" et "grands" alors que les femmes sont, elles, plus volontiers décrites comme "âgées", "enceintes" et "célibataires".
Autre biais des médias concernant les sportives : derrière chaque grande athlète, se cacherait un homme. Plusieurs médias américains ont ainsi été épinglés pour avoir mis en avant le compagnon d’une athlète, plutôt que l’athlète elle-même. Le Chicago Tribune a ainsi carrément titré "La femme d’un joueur de football américain gagne une médaille de bronze aux JO de Rio" sans jamais nommer Corey Codgell, championne de ball-trap, rapporte TV5 Monde. Et pour les trois médailles d’or de la nageuse hongroise Katinka Hosszu ? "Voilà à qui revient le mérite de sa performance" s’est exclamé un commentateur de NBC, Dan Hicks, lorsque la caméra s'est posée sur le mari de Hosszu, qui est également son entraîneur.
C'est un peu vieux désormais, mais je retombe dessus ; le redu 3D montre bien à quel point le dessin original était plus fait pour "répondre à des attentes masculines que de présenter objectivement le personnage".