Oh, c'est drôle hein ?
Ben non. Encore une série de clichés visant à en maintenir un : ce sont les femmes qui doivent s'occuper des enfants, les hommes n'en sont pas capables.
Bon, c'est pas jeune ça. Comme le sexisme et l'industrie des jeux vidéo en somme : ça ne date pas d'hier.
Ah ah ! Un Half-Life 3 ! N'importe quoi ^^
via Alda
This is fundamentally a data problem. Algorithms learn by being fed certain images, often chosen by engineers, and the system builds a model of the world based on those images. If a system is trained on photos of people who are overwhelmingly white, it will have a harder time recognizing nonwhite faces.
...
Currently the loudest voices debating the potential dangers of superintelligence are affluent white men, and, perhaps for them, the biggest threat is the rise of an artificially intelligent apex predator. But for those who already face marginalization or bias, the threats are here.
Plus fondamentalement, les gynécologues considèrent qu’être une femme est, en soi, une maladie. Le titre de leur communiqué est révélateur puisqu’ils dénoncent les mesures gouvernementales qui « nuisent à la surveillance médicale des femmes ». Il ne s’agit donc pas de surveiller médicalement une pathologie, mais bien les femmes elles-mêmes.
Là où l’imperfection du corps des hommes est encouragée comme faisant partie de leur identité et de leur histoire, la « coupe de maman » est décriée et assimilée à un renoncement des femmes à la beauté.
Mega-LOL. Les nanas à moitié à poil dans des poses suggestives des pubs Windev, c'est pas du sexisme, c'est pour "lutter contre le machisme de la profession [informatique]"
via https://links.nekoblog.org/?625w0Q, qui passe décidément trop de temps sur Twitter ;)
Wouuouh. Du lourd. Du lourdingue même.
via Tommy
Un petit échange par mail avec une collègue vient de me remémorer ce storify, montrant une fois encore en quoi, en français, le masculin n'est pas neutre.
Voici, en résumé, le contenu du mail que j'ai envoyé :
Tu trouveras ci-joint ton compte-rendu et ta fiche mise à jour pour 2016.
Ce à quoi ma collègue a répondu que :
Quand dans une phrase, il y a une énumération de termes, le masculin l'emporte toujours sur le féminin.
Du coup, j'ai pu lui expliquer :
Cela s'appelle l'accord de proximité, n'en déplaise aux vieux croûtons décatis du quai Conti.
En lui donnant le lien vers les tweets de Docteur Culotte !
Que les magazines féminins et les marques renvoient une image de la femme idéale très loin de la réalité, vous en aviez déjà conscience. Mais certaines petites retouches Photoshop sont tellement courantes qu’on finit par les intégrer et les prendre pour la réalité.
J'attends le jour où l'industrie cosmétique édiktatera que les aisselles des hommes doivent, elles aussi, être lisses comme des fesses de bébé.
Au bout de quelques minutes, un slogan vint me cingler les tympans et entamer mon enthousiasme : C’est Julie qu’il faut baiser, pas les salariés ! [1] Non contents d’avoir, dans un élan viriliste nauséabond, traité en chœur la ministre du travail de « salope », ou encore d’avoir appelé au viol punitif à son encontre lors de précédentes manifestations [2], ils appellent désormais à s’en prendre également aux femmes « qui couchent avec l’ennemi ». Fantastique. Eh dites, on leur rasera le crâne à la « Libération » aussi ?
J’essaie de ne pas trop me braquer et de poursuivre mon chemin pour aller retrouver mes camarades. En route, je fais les frais d’œillades appuyées et de commentaires sur mon apparence physique et/ou ma tenue, dont le classique mais non moins flamboyant « C’est pas très malin de venir habillée comme ça ». Vous l’aurez sûrement deviné : je suis en jupe. Je ne scande pas les slogans avec moins de conviction ou de coffre, en jupe. Je ne marche ou ne cours pas moins vite, en jupe. Je peux même pisser plus facilement dans un buisson, en jupe. Je ne suis pas plus vulnérable aux lacrymos, ou aux coups de tonfa, en jupe. La seule chose de laquelle je ne suis pas à l’abri contrairement à vous, et ce, quelle que soit ma tenue, c’est de commentaires sexistes.
via Alda
Cette série de photos m'agace beaucoup.
Que nous montre t-on ? Des femmes, jeunes, plutôt jolies, et malheureusement affligées d'un handicap (des amputations) plus magnifié que réellement pris en compte dans son aspect tragique par la photo. Très bien. Vraiment, si cela peut contribuer à l'acceptabilité sociale du handicap, c'est très bien.
Mais hormis quelques cas particuliers, et au risque de me répéter, une prothèse ça n'est pas "cool". Le plus dérangeant réside dans le fait que les photos, et les modèles, soient trop jolies. Pourquoi ne pas prendre une photo d'un vieux obèse diabétique amputé du pied ? Pourquoi pas un enfant IMC en corset dans son fauteuil, avec sa tête bizarre ? Comme si, pour faire accepter le handicap, il fallait le sexualiser. Et tant pis pour tous ceux qui ne sont pas assez beaux pour être sexy.
C'est marrant hein, il y a des préjugés au sujet des personnes porteuses de handicap (les femmes, jeunes, jolies) que l'on accepte plus volontiers que d'autres d'abandonner (tous les autres).
via Marc
Avertissement liminaire
J'ai commencé d'écrire ça dimanche soir, mais comme j'ai été un peu beaucoup occupé cette semaine, je n'ai pas eu le temps de terminer. Je suppose que depuis, Kevin a répondu, d'autres ont suivi, le principal intéressé a menacé de se suicider en sautant du rez-de-chaussée, ses supporters ont hurlé à l'ado Eminem ou je ne sais quoi, et s'en est suivi une spirale de fun. Je regrette d'avoir loupé ça. Il est vendredi après-midi, j'ai 10 minutes de libres, je me lance. Essentiellement pour me débarrasser de ce brouillon. Alors du coup ça va être un peu décousu, j'ai perdu la hargne qui m'animait quand j'avais décidé de répondre, mais tant pis.
Je viens de tomber là dessus. Ce dessin est consternant. J'aurais pu laisser filer, mais j'ai envie de répondre pour une fois.
ll est bien entendu que je ne réponds pas à la personne à l'origine de ce lien, reposté sur Open News ; je réponds pour tous ceux qui, ayant vu ce dessin, auront pensé "ben oui, c'est évident" ou, plus prosaïquement "+ 1".
Ah, si seulement c'était une question de gentillesse. Si seulement il suffisait d'être tous gentils les uns envers les autres pour que tous les problèmes du monde se règlent magiquement. Parce que oui, là on est carrément dans la pensée magique. "Je vais dire bonjour en souriant aux femmes, aux handicapé.e.s, aux noir.e.s... et tout ira mieux dans le monde." Comme dirait l'autre avec son histoire de colibri à la con, "je fais ma part" Hein ? Ce serait bien n'est ce pas ?
J'ai pensé comme ça moi aussi. Puis j'ai lu, j'ai appris des choses. Surtout via certains shaarlistes. Et j'ai appris à reconsidérer ce qui me semblait évident et simple.
Parce que ça ne marche pas comme ça. Ça n'a jamais marché comme ça. Ce n'est pas une histoire de méchants et de gentils. Quel est le problème au fond ? Attention, je vais faire une révélation qui va en stupéfier certain : c'est une histoire de domination et de privilèges. Ah ben ça alors. Ouate ze phoque. On m'aurait menti ?
La société est faite/pensée par/pour des blancs / hétéros / cisgenres / valides. De sexe masculin. Pas la peine d'être raciste, misogyne, ou juste "méchant" pour jouir de privilèges que les "autres" n'ont pas. Il suffit juste d'être né dans la bonne case. Du bon côté de la barrière. Au passage, merci de m'apprendre que les femmes et les personnes noires sont des êtres humains. Contrairement à l’Église catholique, cette découverte n'est pas récente me concernant.
Le problème n'est pas toutes les personnes noir.e.s à qui un bonhomme en allumettes aurait pu dire "you're worthless". Le problème est le système qui conduit les noir.e.s, les femmes, les handicapé.e.s, les homosexuel.le.s, les gros.ses, les bi, les arabes, les musulman.e.s et les pas-comme-tout-le-monde (c'est à dire pas mâle, blanc, hétéro, cisgenre, valide) à être victimes de discrimination. Parce que noir, homo, femme, handicapé... et parfois plusieurs choses à la fois. Au grand loto de la vie, y'en a qui ont eu plus de bol que d'autres.
Toutes les catégories sus-citées ne se plaignent pas que l'on soit "méchants" avec elles. Non, c'est pire que ça : elles veulent les mêmes privilèges.
Ah mais non. Ah mais ça va pas être possible. Si tous ces gens que le milieu dans lequel j'ai grandi m'a appris à considérer comme des inférieurs ont les mêmes droits que moi, que va t-il me rester ? Non. Je propose que l'on soit "gentils" avec eux. Tiens, soyons fous, on va même dire qu'on les considère comme des êtres humains. On va leur parler avec respect, comme on exige que l'on nous parle à nous. Mais on ne va pas faire en sorte qu'ils aient les mêmes droits. Ça va pas la tête ? Si, avec un peu de chance, ils pouvaient se satisfaire de ce subterfuge, pourquoi ferions-nous un effort supplémentaire ?
pasconlegars
Bref. Dire qu"il suffit de considérer les femmes et les noir.e.s comme des êtres humains et d'être gentil avec eux, c'est non seulement inutile, mais c'est complétement con.
Après, il y a ceux qui comprennent :
Mes amitiés à tous ceux qui ne sont pas homme-blanc-cis-hétéro-aisé-valide. La vie n'est pas facile.
http://sebsauvage.net/links/?iy2zzg
Et il y a les autres.
J’attends la pub où Amélie Nothomb en bavera des ronds de chapeaux derrière son PC en lorgnant un éphèbe en slip Eminence.
C'est moi, ou il y a une recrudescence des pubs sexistes ?
Tiens, dans le même genre, j'ai hurlé l'autre soir à la maison. Devant la pub. A la télé. Oui, je m'étais perdu en allant au PC, je suis tombé devant la téloche. Oh et pis j'ai pas à me justifier, hein ^^
Bref, la publicité en question est pour un fer à repasser genre centrale vapeur, j'ai oublié la marque en question.
Plan 1 : on voit une femme, dans une tenue genre US Air Force, avec quelque chose sous le bras qui pourrait ressembler à un casque de pilote ; marche au ralenti, musique martiale, voix off qui parle de "pointe de la technologie" ou quelque chose comme ça.
Plan 2 : le truc sous le bras est une centrale vapeur, on voit la même femme, absolument ravie de repasser les chemises de monsieur, avec le top de la technologie.
Double problème :
Bon, je t'ai bien mâché le travail là ^^
Dans un article publié sur le site The Dissolve, Tasha Robinson utilise l’expression « Trinity Syndrome » pour désigner le trope consistant à introduire un personnage féminin particulièrement compétent et intéressant, pour finalement le réduire à la fonction de bras droit du héros masculin.
On peut résumer en une phrase l’idée sexiste véhiculée par ce trope : une femme a beau être extraordinairement compétente, intelligente, forte, etc., elle sera toujours moins digne d’intérêt qu’un homme. En effet, ces films opposent le plus souvent un homme ordinaire à une femme extraordinaire, pour finalement faire de l’homme le héros de l’histoire.
Explication en BD du "syndrome Trinity" : http://www.mirionmalle.com/2015/06/les-personnages-feminins-forts-bagarre.html
D’après la source de Sweatpants & Coffee, cette tendance à vouloir effacer les figurines féminines est courante dans l’industrie du jouet : «On nous a demandé la même chose avec les Power Rangers. Et Paw Patrol, aussi.» Et la princesse Leia, déjà, ces dernières années. Mais l’exemple récent le plus flagrant fut celui du film de superhéros The Avengers : «Il y avait une scène dans laquelle la Veuve noire débarque d’un avion sur sa moto. Quand le jouet est sorti, on pouvait mettre plusieurs personnages du film sur la moto. Tous des hommes. Et pas de Veuve noire. Elle a été enlevée de sa propre scène.»
On en avait parlé lors de la sortie de l'épisode VII, mais je viens (grâce à l'article précédent) de tomber sur cet article ; le phénomène ne touche pas que Hasbro / StarWars mais tous les jouets à figurine. Misère.
Un dessin animé où il n’y aurait que des filles et un seul personnage masculin semble inconcevable, alors pourquoi l’inverse nous semble-t-il normal ? La fausse neutralité du masculin (cisgenre et hétérosexuel) fait des ravages : pour exister en tant qu’individu au-delà des stéréotypes de son genre, mieux vaut être né-e mâle.
Voilà. Entendu sur dans le journal de France Culture ce matin.
Ses avocats ayant invité les journalistes à leur envoyer une liste de question (le sensible et pudique Denis Baupin refusant de s'exprimer), ils ont répondu, dixit la station, par un courrier "comminatoire" les menaçant de poursuites.
EDIT : la gerbe : https://twitter.com/Denis_Baupin/status/707227396110417920
Déjà que je trouvais cette initiative calamiteuse, mais là, c'est d'un cynisme gerbant.
EDIT 2 : la gerbe, suite
http://denisbaupin.fr/communique-de-presse-du-9-mai-2016/