Oui : on ne demande que ce qu'on connait. L'article que tu lie est très éclairant à ce sujet.
-> https://culturesgenre.wordpress.com/2013/05/28/de-linconvenient-detre-feministe-en-librairie-jeunesse/
Je l'ai d'ailleurs constaté il y a quelques semaines à peine : je tombe dans je ne sais quel magasin sur un livre du genre Les plus belles histoire du Père Castor POUR LES GARÇONS... avec son pendant "POUR LES FILLES" à côté, bien évidemment. Le plus "drôle", c'est qu'on ne pouvait même pas distinguer l'habituelle dichotomie entre les fées roses qui font la cuisine et le repassage pour les garçons, et les cow-boys de l'espace qui bricolent en tuant des dragons pour les filles, ou l'inverse. Non. Il y a juste un connard qui, quelque part, a arbitrairement séparé les histoires entre "pour filles" et "pour garçons". Juste pour le "marketing différencié".
Ah ouais, quand même :/
Je ne pensais qu'on pouvait atteindre ce niveau de connerie. Ce n'est même plus du sexisme, c'est de la bêtise.
via Kevin
Je retiens la devinette du docteur, qui peut aussi servir à nourrir la réflexion sur le prétendu "masculin neutre" : si le masculin était vraiment neutre, on penserait tous, le plus naturellement du monde, qu'il y autant de sens pour que "le docteur" désigne un homme ou une femme. Or ce n'est pas le cas...
Ok, il y a des femmes qui parfois, répondent. Mais imaginez un peu tout ce qu'elles se prennent, tout le temps. C'est en lisant ça que l'on comprend le privilège d'être un homme.
Je l'évoquais hier : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?paC8Nw
Voir aussi : http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/4345-violences-sexuelles-dans-les-transports-tirer-le-signal-alarme
Ah et sinon, la dame et auteure de livres pour enfants : http://www.gallimard-jeunesse.fr/Auteur/Sophie-de-Menthon Un nom à retenir, pour mieux l'éviter.
Merci pour ce rire jaune Kevin !
"Tu es militant à la gauche de la gauche, ton humour, ton intelligence, ton air ténébreux ainsi que ta grande sensibilité ont fait de toi une référence du féminisme de gauche, et pourtant on t'accuse (injustement !!!) de sexisme/agression/viol/paternalisme. Nous avons conçu pour toi, très affectueusement, toutes les réponses à tes questions !"
La Religion, ce super roman que j'évoquais ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?X5FNGQ est-il sexiste ?
Clairement oui. Mais c'est pas grave, on ne va pas foutre l'auteur au bûcher pour ça (je préfère tout de suite préciser ma pensée, pour pas qu'on m'accuse de je ne sais pas trop quoi)
Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça ce matin. Mais des éléments me sont revenus en mémoire post-lecture, et je me suis dit que ça pourrait être intéressant que je développe ma pensée.
J'avais concédé dans mon précédent shaare sur le sujet que le roman était sexiste, mais ne m'étais pas étendu plus avant ; je pressentais juste qu'il y avait "quelque chose" mais je ne voyais pas quoi. Après tout, les deux femmes principales -les seules à être clairement identifiées, tous les autres personnages féminins sont "les femmes", point qui mériterait également d'être développé- sont indépendantes, elles voyagent seules de l'Aquitaine jusqu'à la Sicile, semblent dans un premier temps très bien se passer des hommes et les limitations qui leurs sont imposées sont celles voulues par l'époque, pas par l'auteur.
ATTENTION JE VAIS SPOILER. Je ne dévoile pas d'éléments essentiels de l'intrigue, mais si vous ne tenez pas à savoir dès maintenant ce qu'il se passe au-delà de la page 50, arrêtez votre lecture ici.
Reprenons : femmes indépendantes, tout ça. Ok. Seulement par la suite, Mattias Tannhauser arrive, et :
Concrètement, une fois à Malte, la première se tournera vers le Christ, les malades, le dévouement... (tout en continuant à rêver du beau Mattias), pendant qu'il entretiendra des rapports sexuels (torrides et nombreux) avec la seconde. Vous ne voyez pas ? La maman et la putain. Je caricature, mais l'idée est là. On retrouve les deux rôles un peu schizo que tout homme (cisgenre, hétéro) rêve de faire endosser aux femmes. Il est là, le détail sexiste de l'Histoire.
Si on résume, nous avons dans ce roman deux personnages féminins, incarnant chacun un archétype machiste (la maman douce et dévouée, qui soigne les blessures et apporte la soupe, et la partenaire sexuelle décomplexée), et une foule de femmes anonymes, que l'on aperçoit comme de loin, et qui sont soit les épouses éplorées des morts et des mutilés, soit les courageuses matrones montant aux remparts lors d'un moment désespéré, et achevant les envahisseurs au couteau de cuisine. (Quand je vous dit qu'il est bien ce roman ^^) Alors qu'une multitude de personnages masculins secondaires sont nommés.
Voilà, c'était tout. Ça n'en rend pas le roman moins bon pour autant, j'ai toujours autant envie de lire la suite (Mattias et [héhé, devinez laquelle] se promènent à Paris le 24 août 1572), mais je trouve intéressant de creuser un peu les ressorts des intrigues, ce qu'elles nous disent au-delà de ce qui est raconté. Tim Willocks est sûrement quelqu'un de très bien, j'ai bien aimé son interview, et vraisemblablement n'est-il pas plus sexiste que la moyenne. Simplement, nous sommes une fois encore dans ce que Jaddo exprimait : le goutte-à-goutte, les clichés dont nous sommes tous victimes, que nous soyons lecteurs ou écrivain.
Ça y est, j'ai enfin lu ce texte. Que dire sans faire de redite ?
Que dire tout en résistant à la tentation de prendre la tête -dans les deux sens du terme- de certains, et de la plonger dans leur caca, plaisir inutile puisque celui-ci recouvre déjà leurs yeux ?
Contrairement aux apparences, je suis plutôt de bonne humeur. Mais à force de lire certaines choses, le côté obscur de la discussion me menace.
"Un truc rentré en moi, et, puisque je n’avais jamais laissé les mots entrer, forcément rentré en moi par syllabes, par lettres, par atomes. Un truc glissé en intraveineuse au goutte-à-goutte.
C’était la télé, c’était les films, les clichés un peu trop vus mais tellement faciles et presque rassurants, c’était le discours ambiant, c’était les préjugés idiots qu’on entend en n’étant pas d’accord au fond en théorie mais qu’on entend quand même huit fois, dix fois, quatre-vingt-seize fois par jour et qui filtrent, petit à petit, et qui laissent une humidité à peine visible mais qui se transforme quand même en moisissure."
Voilà. Tout est dit. Et c'est essentiel, parce que ce n'est pas de sexisme qu'il s'agit, ni de "trucs ridicules" où l'on met é-e-s à la fin de tous les mots (juste pour mémoire : il y a d'autres solutions http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?vcNfEQ après on est libre d'adhérer ou pas ; ce qui est important, ce n'est pas le résultat, c'est la démarche. Mais c'est p'têt ben trop philosophique pour certains)
Bon, je reviens à Jaddo. Que dit-elle ? Ce qui a déjà été dit plein de fois dans quelques Shaarlis, à propos de racisme, de sexisme, d'humour, en un mot, de domination : le discours ambiant, les clichés, la langue, tout cela participe d'un système qui maintient un état de fait. On a beau ne pas être d'accord, être "gentil", ce n'est pas de gentillesse dont il est ici question, mais de réflexes conditionnés. Je cite : "Et bin c’est vachement facile d’être pas d’accord avec un mec qui dit « Les Arabes c’est rien que tous des voleurs », et vachement plus dur de se révolter contre des images subliminales dans un film ou des habitudes innocentes de langage."
"J’ai touché du doigt à quel point ce sont les putains de petits cailloux qui font les putains de grandes rivières.
J’ai avalé la pilule rouge, sans préavis."
Voilà. Çà peut venir n'importe quand. Il n'y a pas de honte à réaliser certaines choses à 30 ans, à 40 ans, plus tard... Ce n'est pas grave de se tromper toute sa vie, quand c'est tout le décor autour de soi qui incite à se tromper. Le mythe de la caverne, vous connaissez ? Ce n'est pas grave de se tromper. Ce n'est pas grave de se moquer -c'est juste pas très gentil et pas très empathique. C'est déjà plus embêtant de refuser d'écouter, de refuser de voir, de refuser d'essayer de faire un pas, juste un pas pour essayer de comprendre ce qu'il ou elle raconte, l'autre là, l'allumé(e), l'enragé(e), qui fait chier son monde avec ses trucs ridicules.
C'est vrai quoi. Il y a des trucs plus grave que madame ou mademoiselle sur un formulaire et les jouets roses pour les filles et le foot pour les garçons. Les femmes battues ça, c'est grave. Et les écarts de salaires, c'est vachement injuste.
Ben justement, lisez ce qu'en dit Jaddo : "Que peut-être, quand on dit que le vrai truc important c’est l’égalité des salaires, et qu’il faut commencer par ça, peut-être que justement il faut commencer par l’autre bout des choses. Peut-être que le jour où on arrêtera d’apprendre à nos gosses qu’il y a des couleurs, des jeux, des métiers pour filles et des pour garçons, peut-être que quand on commencera à accepter les féminins de mots traditionnellement masculins, peut-être que quand on arrêtera de rire grassement à la blague d’un pote qui commente pas méchamment pour rire les cuisses d’une fille qui passe dans la rue, peut-être que quand on aura mené ces combats ô combien dérisoires, d’eux-mêmes, sans révolution, les gens se mettront à payer les femmes du même salaire que les hommes."
Je vais vous dire ça à ma façon : il y a des gros problèmes énormes, et de petits problèmes irritants. On voudrait tous se débarrasser des gros problèmes énormes. La guerre, c'est mal. Le racisme, c'est pas bien. Les femmes battues, c'est scandaleux. Le viol, ça devrait pas exister. La pollution, ça m'inquiète.
Et on (il s'agit ici d'un "on" de généralisation, parce que nous sommes tous concernés sur l'un ou l'autre de ces sujets) ne bouge pas le petit doigt. La guerre ? Je ne peux rien faire pour l'arrêter. La pollution ? Tu crois peut-être que c'est en triant tes poubelles que tu vas sauver la planète ? T'as vu comment elles polluent les grosses entreprises ? Le racisme ? J'suis pas racistes, mais je raconte des blagues sur des noirs paresseux et/ou avec une grosse bite, des blondes idiotes, des juifs cupides et des arabes voleurs. Mais c'est de l'humour, en vrai, j'ai même un pote voleu... euh arabe, pardon. Violer une femme, ouhlala, je comprends même pas qu'une telle chose soit possible, moi qui les respecte tant. Enfin, je respecte les femmes, pas les salopes qui s'habillent comme ceci ou comme cela...
Vous voyez le topo ou je continue ?
Pour simplifier, on se place soit dans la position de l'irréprochable, soit dans celle de l'impuissant. C'est pas ma faute / Je ne peux rien faire.
Il y a des gros problèmes énormes, et de petits problèmes irritants. On ne peut pas, tout seul, s'attaquer aux gros problèmes énormes. C'est vrai. Mais les gros problèmes énormes et les petits problèmes irritants, écoutez bien c'est un secret, ils sont liés. Ce sont les petits problèmes irritants qui irriguent les gros problèmes énormes. Les cases madame/mademoiselle, les cuisines pour les filles et le foot pour les garçons, les clichés sur les garçons forts et les filles sensibles, les expressions sur le rôle des couilles dans le courage... tout ça, comme Jaddo l'a très bien dit, vient nourrir les gros problèmes énormes. A force
de faire rentrer les choses dans les têtes "par syllabes, par lettres, par atomes [...] en intraveineuse au goutte-à-goutte", on arrive imperceptiblement au fait que les femmes soient moins bien payées que les hommes. Entre autres choses. Personne ne l'a explicitement décidées, aucune loi n'a été votée disant "les gonzesses ça vaut pas tripettes, on va les payer moins et avec un peu de chance elles resteront à la maison, non mais". Non. Ça s'est fait tout seul. C'est le produit de siècles de préjugés.
Et ça tombera tout seul également. Quand on aura asséché tous les petits problèmes irritant. Vous comprenez maintenant pourquoi c'est important ? On ne peut pas faire une loi disant il faut arrêter le sexisme, le racisme, de payer les femmes moins que les hommes et de vendre des jouets roses aux filles". Déjà parce que des lois pour ça, il y en a déjà beaucoup ; et parce que ça ne marche pas. On ne peut pas interdire l'inconscient collectif. On décrète pas les idées. Elles viennent un peu par l'éducation et beaucoup par capillarité. Par immersion dans un univers qui fait que les femmes sont réellement égales aux hommes, les arabes et les noirs aux blancs etc. Et cela on l'obtient par des petites choses de tous les jours.
Énorme +1.
Pour tenter de répondre -peut-être un peu maladroitement- à GamerZone, je donnerais juste un exemple me concernant. Il y a quelques années, je trouvais très drôles les blagues sur les blondes. J'en connaissais des tas, et on s'en racontait entre collègues. Puis j'ai compris que ce n'étaient pas des blagues sur les blondes, c'étaient des blagues sur les femmes. Et même si des collègues femmes en riaient, je participais malgré tout à propager des préjugés tels que :
Et tout ça bien sûr en me considérant comme le plus drôle ET le moins sexiste des hommes ; ni raciste, ni homophobe, etc. car on peut décliner le principe à toutes les oppressions.
Et puis un jour -ça peut être plus ou moins long- tu comprends. Tu réalises qu'une blague sur une blonde qui fait 30 fois le tour du rond-point après avoir vu le panneau "30" contribue à propager l'idée que les femmes sont globalement moins bonnes conductrices que les hommes, que globalement, la bagnole est plutôt une affaire de mecs. Et pourtant, tu sais pertinemment que les femmes ont moins d'accidents graves que les hommes. Mais c'est pas grave, à l'époque tu trouvais ça"drôle". Tu sais bien que ce n'est pas vrai, mais c'est "drôle".
Ce n'est pas le fait de rire qui doit être remis en cause, c'est la façon de rire. La blague sur la personne qui fait 30 fois le tour du rond-point est très drôle en elle-même, mais ça apporte quoi de mettre en scène une femme, si ce n'est dans un objectif (collectif, inconscient et intégré par tous) de dévaloriser "la femme qui conduit" ? Tu peux raconter la même blague avec un homme, en se mettant en scène soi-même façon stand-up ou en posant la question de façon faussement ingénue : "à quoi ça sert le panneau 30 ? est-ce que ça veut dire qu'il faut faire 30 fois le tour ?"
Les mots sont une arme. L'humour est un fusil de sniper.
Avec le FN, tout ira mieux ! Enfin, on n'a pas dit que ça irait mieux pour tout le monde quand même. Pour paraphraser une phrase célèbre de Coluche, si t'es petite, arabe, trans, grosse, moche et handicapée, ça va même être très très dur.
via Alda http://tools.aldarone.fr/share/?DO6PDQ
"J’explique posément en quoi je considère que ces dénominations portent un message sexiste et dégradant, insistant sur des injonctions tristement banales (les femmes doivent s’occuper de leur physique et maigrir, les hommes doivent bander et performer).
Mon interlocuteur se retranche – j’ai envie d’écrire bien évidemment – derrière l’humour, que je ne comprends pas, et le second degré, que je ne possède pas non plus d’après lui."
"Pour une fille, se comporter comme un garçon est valorisant, alors que le contraire est encore honteux. Chez les parents des petits garçons, il y a toujours la peur de l’homosexualité."
J'ai aussi trouvé ça : http://www.adequations.org/IMG/pdf/Livret_litterature_de_jeunesse_non_sexiste.pdf (60 pages)
Ça remonte un peu (années 2000 apparemment) mais ça à l'air toujours aussi pertinent.
"Une prof m’a dit que j’étais un bon à rien et que je finirais dans le bâtiment. J’aimerais bien lui dire aujourd’hui que j’ai bossé sur sept cathédrales partout en France et fait les plus beaux chantiers..."
Les profs qui sortent des conneries pareilles, il faudrait les mettre à pied. Pour apologie de dénigrement de métier manuel. C'est quoi ces conneries ? Une sorte de mépris de classe ? Je travaille avec ma tête, donc je vaux mieux que toi, qui travaille avec tes mains ? Misère.
L'article avait pourtant bien commencé et là, c'est le drame :
"C’est un milieu vraiment masculin, une femme ne peut pas tailler des pierres, c’est physiologique. Les rares filles dans le bâtiment, elles se dirigent dans la sculpture ou la gravure."
Par-contre cette phrase là gâche un peu tout, mais je la sentais un peu venir depuis le début, avec l'exaltation des valeurs viriles, la vie entre mecs, et la dame économe : "C’est un milieu vraiment masculin, une femme ne peut pas tailler des pierres, c’est physiologique. Les rares filles dans le bâtiment, elles se dirigent dans la sculpture ou la gravure." Chez les compagnons, les hommes bossent comme de "vrais mecs virils", et les femmes sont des "mères" ou des dames économes". Bref, le ménage et la cuisine. A la rigueur, elles ont le droit à des activités artistiques annexes comme la sculpture ou la gravure...
Allez, encore une couche : "Il n’y a ni femme, ni syndicat." et "Je n’ai pas pu me permettre d’être ému ; si je montre mes faiblesses aux autres, ce n’est pas bon." Ben oui hein. Les hommes, les vrais, ça pleure pas. Ca se fait arracher les mains par la machine et ça continue de bosser comme si de rien.
La devise des Compagnons ça doit être "Je vis au Moyen-âge et j'en suis fier."
Pour Wikipédia, c'est deux poids deux mesures : si une contributrice historique profère un "commentaire impoli" ("des commentaires impolis envers un groupe de contributeurs hommes, qu’elle a même surnommés à un moment «le gang de Manchester et leurs mignons»."), elle est bannie.
Si c'est un contributeur mâle qui se laisse allez à un comportement semblable ("Eric «Fuck Wikipedia» Corbett, déjà bien connu pour ses impolitesses, qui avait qualifié la Gender Task Force d’être une «croisade féministe… visant à se débarrasser des contributeurs masculins» et avait qualifié Moore de «chieuse»"), il reçoit juste un rappel à l'ordre.
La situation est dramatique, au-delà même su sexisme ambiant : "Une élite bornée de vieux habitués, des freins à l’entrée, un ratio de neuf contributeurs hommes pour une femme… ce sont autant de signes qui montrent que Wikipédia pourrait bien être en train de partir à la dérive."
via http://sebsauvage.net/links/?ZeyXcw
Bravo Larcenet. Oh, quel humour. Je suis plié en 8. Oh la la.
Je décris le dessin pour ceux qui n'auraient pas internet en couleur : une FEMME de ménage, NOIRE (ou peut-être ARABE) passe la serpillière dans une mare de sang en disant "Au moins, ça me change un peu du vin rouge, du vomi et du sperme."
Waaa ce que c'est drôle.
Je suis très déçu de ce dessin de Larcenet, que j'aime beaucoup habituellement (Le combat ordinaire, tout ça) :( (je prends la peine de rajouter cette phrase pour mes lecteurs qui n'auraient pas l'option "ironie" activée dans leur panneau de commande, hein)
Ça me met d'autant plus mal à l'aise que ce n'est pas le premier dessin "dans le plus pur esprit Charlie" que je vois. J'en ai vu un autre, qui exprimait à peu près la même idée, où l'on voyait une femme de ménage au milieu du sang en train de dire un truc du genre "Quel travail d'arabes"
Bravo les mecs. Vous vous servez de votre liberté d'expression. C'est très bien. Et continuez comme ça surtout. Vous faite de l'HUMOUR. C'est important l'HUMOUR actuellement. Avec tous ces barbares arabes mêmes pas chrétiens qui tuent tous les bons français drôles.
"Il semblerait que l’univers du jouet ait connu une “régression à la fois sociologique et consumériste” depuis les années 1990 avec une distinction beaucoup plus flagrante des jouets entre les filles et les garçons.Selon le rapport, cela s’expliquerait par l’influence du “marketing” et de l’hyperconsommation.
En voulant dégager toujours plus de bénéfices, les experts en marketing auraient fait en sorte que les jouets soient moins susceptibles de se transmettre au sein d’une fratrie. Quand la sœur pourra emprunter les Kapla de son frère, on doute que celui-ci acceptera de pédaler sur le vélo rose devenu trop petit pour son ainée."
Ah ah. Allez expliquer aux allumés de la Manip pour tous qu'ils sont victimes des stratégies marketing ^^
Madame ou mademoiselle ? Même si ça me parait évident, ça l'est encore plus avec des arguments.
Pour l'Obs, littérature brésilienne = filles en bikini.
Excuse invoquée : « Comme il n'est pas facile de représenter 48 auteurs d'un coup, l'idée était de montrer le drapeau brésilien (sans les filles), mais le recadrage de l'image n'a pas fonctionné. C'est réparé depuis ce matin ».
Et faux cul avec ça.
Cet article incomplet vous était offert par Gizmodo...
Pourquoi je râle ? Parce que cette fameuse modernité de Lego, c'était effectivement il y a 40 ans... Maintenant, Lego fait des boites roses avec des princesses et des poneys pour les filles et bleues avec des super-héros et des policiers pour les garçons...
Voyez par vous-même :
Lego filles : http://www.amazon.fr/lego-fille-Jeux-Jouets/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A322086011%2Ck%3Alego%20fille
Avec ses déclinaisons LEGO Disney Princesse : "LEGO® Disney Princesse est une nouvelle gamme qui permet de revivre les aventures des princesses Disney avec LEGO®. Tout un monde de rêves à construire et à ré-inventer pour les filles dès 5 ans." et Lego Friends : "Les ensembles sont centrés autour de cinq amies, chacune ayant une personnalité unique, qui vivent dans une ville magnifique pleine d'animaux à soigner, de magasins à visiter et de maisons pour habiter"
Pas mal le partage des tâches hein ? Aux petites filles les animaux, la maison et les magasins. Aux petits garçons... ben tout le reste en fait : Star Wars, les châteaux forts, la police, les super-héros... Soit EXACTEMENT l'inverse de ce que disait la notice culte de 1974. (Je l'avais déjà évoqué il y a quelques temps : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?EfkOwQ)
Une exposition autour du "projet Crocodiles", récemment passé du Tumblr à l'album devait se tenir à Toulouse. Elle vient d'être annulée par la municipalité. Cause : "immoralité" et "vulgarité".
Consternant.
D'autant plus que cette décision, comme le souligne ActuaLitté, a été prise la veille de la journée contre les violences faites aux femmes. C'est ce qu'on appelle un signal fort.