Nan mais Bolchoï Arena c'est trop bien !!! C'est quaaaaand la suiiiite ?
En attendant, hop, chronique rapide.
L'Ukraine va tomber. C'est une certitude, reste à savoir dans combien de temps.
Toujours dans Brief.me (j'ai 2-3 jours de retard) :
L'Ukraine va tomber.
Qui sera la prochain pays attaqué ?
Lu dans Brief.me :
La commission des Lois du Sénat formule 25 propositions pour faire face à des émeutes telles que celles qui se sont déroulées en juin 2023, dans un rapport publié hier soir. Après six mois d’enquête, les sénateurs proposent notamment l’interdiction de la vente des mortiers d’artifice et la possibilité pour le gouvernement de limiter certaines fonctionnalités des réseaux sociaux telles que la géolocalisation utilisée par les émeutiers pour se retrouver. Les émeutes de juin 2023 représentent un coût déclaré aux assureurs de 793 millions d’euros, « soit un montant quatre fois supérieur à celui des émeutes de 2005 », selon le rapport.
Et interdire aux flics de tuer des gosses, ils y ont pas pensé ?
Globalement, les ados ont le sentiment d'être en bonne santé (8 ados sur 10), mais ils sont de plus en plus nombreux à présenter des risques en terme de santé mentale :
Plus de la moitié des jeunes interrogés (51% des collégiens et 58% des lycéens) présentent des plaintes psychologiques ou somatiques récurrentes (c’est-à-dire au moins 2 plaintes plus d’une fois par semaine durant les six derniers mois).
[...]
De plus, 14% des collégiens et 15% des lycéens présentent un risque important de dépression2. Le fait de manquer d’énergie, de se sentir découragé et d’avoir du mal à réfléchir sont les trois principaux symptômes dépressifs déclarés par les adolescents.
Les comportements suicidaires ont également été mesurés, mais uniquement parmi les lycéens. Un quart d’entre eux (24%) a déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Les filles sont nettement plus concernées que les garçons (31% vs 17%), et ce quelle que soit la classe. Environ un lycéen sur dix a déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours de sa vie.
Ça me rappelle mon article de mars dernier où un... monsieur, on va dire comme ça, liait la santé mentale défaillante des jeunes à leur idiotie (les jeunes sont tous idiots, mais les vieux ne sont jamais cons, c'est bien connu), aux réseaux sociaux ou à la musique qu'ils écoutent. Si, si.
Alors qu'on est face à un problème assez massif, quand même.
Lu à l'instant sur Brief.me :
Le gouvernement a présenté aujourd’hui en Conseil des ministres un projet de loi sur la fin de vie. Il prévoit de rendre possible l’accès à une « aide à mourir » sous cinq conditions, énoncées ce matin par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin : être majeur, résider en France ou être de nationalité française, être atteint d’une affection grave et incurable, souffrir de douleurs insupportables et réfractaires au traitement et enfin exprimer sa demande de manière libre et éclairée. Ces trois dernières conditions « feront l’objet d’un examen par un médecin » qui prendra l’avis de deux autres professionnels de santé, a-t-elle précisé.
Pétain. Alors si tu as affection grave et incurable, mais que tu ne souffres pas de douleurs insupportables (maladies neurodégénératives, locked-in syndrome, et j'arrête de réfléchir parce que je vais faire une crise d'angoisse), ben le gouvernement estime que toi, on pourra pas t'aider à mourir parce que t'as pas mal.
On ne parle pas assez de la Tchétchénie et c'est dommage, parce qu'on a là, aux portes de l'Europe, un putain de taré (inféodé à Poutine) placé là après une guerre sacrément dégueulasse (des massacres organisés par Poutine) dont on s'est battu les steaks en regardant ailleurs ; un putain de taré donc, homophobe (et pas un homophobe de salon hein, on parle ici d'enlèvements, tortures et meurtres), islamiste, qui n'a pas grand chose à envier aux talibans. Sa dernière décision, et ce n'est vraiment pas drôle même si, vu de chez nous, ça peut paraître cocasse : interdire les musiques trop lentes ou trop rapides car il faut que
les créations musicales et dansées s'alignent sur la mentalité et le rythme musical tchétchène pour préserver l'héritage culturel du peuple tchétchène
Hein ? Quoi ? Le masculin n'est pas neutre ? Oh, surprise, ô traitrise de woke !
Ah non M. Finkielkraut, calmez-vous, c'est le CNRS qui le dit.
De fait, le français met à notre disposition différentes stratégies permettant une meilleure représentation des femmes et des minorités de genre dans ses usages. Il est possible de distinguer deux types de stratégies.
D’une part [...] le recours à des termes épicènes, c’est-à-dire des termes qui ne varient pas en fonction du genre. [...] Cela passe aussi par l’usage de mots génériques tels que « personnes » ou « individus ». Également par des formules englobantes avec des singuliers collectifs : « l’équipe » (ou l'orchestre, la population...)
[...]
D’autre part, les stratégies dites « féminisantes »
Ah, on me signale le placement en PLS de M. Finkielkraut.
qui reposent notamment sur la féminisation des noms de métiers, de fonctions et de qualités : « professeur » = « professeure » ; « Madame le directeur » = « Madame la directrice » ; « L’écrivain Virginie Despentes » = « L’écrivaine Virginie Despentes ». Autre exemple, la double flexion, également appelée « doublet », qui consiste à décliner à la fois au féminin et au masculin les mots : « les lecteurs de cet article » = « les lecteurs et les lectrices de cet article »
[...]
Pour le cerveau, le masculin n’est pas neutre
[...]
« Nous avons fait lire à nos sujets un court texte portant sur un rassemblement professionnel et leur avons demandé d’estimer le pourcentage d'hommes et de femmes présents à ce rassemblement. Lorsqu’il s’agissait d’une profession non stéréotypée – c’est-à-dire exercée de manière égale par des hommes et des femmes – et lorsque nous avions recours au masculin dit “générique”, les sujets sous-estimaient la proportion de femmes dans le rassemblement. En revanche, lorsque nous utilisions une double flexion, les sujets estimaient un ratio correspondant au ratio effectif dans la société. »
Au Québec au moins, on prend la langue française au sérieux.
Quelqu'un a beaucoup aimé Libration, de Becky Chambers (le tome juste après L'espace d'un an) ; je vous les conseille fortement également.
Je pse ça là parce que je n'aurais pas le temps de le lire.
En gros : le jour de carence dans la Fonction Publiqe n'empêche pas ces feignasses de tomber malade chef, on fait quoi ?
D'autant que le ministre omet en revanche de parler du dispositif de rupture conventionnelle, testé depuis 2020 à l'image du privé et dont 5 300 agents de la fonction publique d'État ont bénéficié rien qu'entre 2020 et 2022.
Oui, mais lourder quelqu'un parce qu'il est malade ou incompétent (je répète : "incompétent" n'est pas une insulte) ça coûte beaucoup moins cher qu'une rupture conventionnelle où (je simplifie) on multiplie un montant forfaitaire (qui augmente avec l'ancienneté) par le nombre d'année d'ancienneté. Bref, ça coûte un pognon de dingue. Et quand le double objectif est de casser le service public en récupérant du pognon, ça la fout mal.
Sinon, on est en avril 2024, Bayart continue à aller se faire interviewer chez les fafs de Thinkerview comme si de rien n'était. Tout. va. bien. chez les techos.
Oh merde, j'avais pas vu ! Rhâââ, purée.
Après six ans de chantier, le patron de Saber Interactive, qui vient de divorcer de l'éditeur Embracer, jure à IGN que le remake de Star Wars : KOTOR, l'un des meilleurs RPG des années 2000, est toujours en développement chez lui.
Youhouuuuu ! \o/
Le fait d’être écrivain « tout court » (sans étiquette) reste pour elle, en France, l’apanage d’écrivains français blancs et de sexe masculin. « Dans ce qui reste un bastion masculin », la qualité littéraire est jugée, « l’universel » est pensé à partir de représentations masculines.
[...]
Beaucoup d’encre a coulé, notamment autour de la parution du Manifeste pour une littérature monde en français, sur la distinction problématique entre « littérature française » et « littérature francophone » : la littérature française est généralement pensée comme ne faisant pas partie de la littérature francophone, ce deuxième ensemble regroupant la littérature en français produite hors de France mais aussi par des écrivains de nationalité française mais pas de l’hexagone, voire des écrivains « hexagonaux » perçus comme ayant des appartenances multiples. L’œuvre d’auteurs d’origine antillaise, d’autrices ou auteurs noirs comme Marie NDiaye, ou la littérature « beur » ou ¡« de banlieue », ont ainsi pu être rangées dans la catégorie « francophone » plutôt que « française ».
L'IA c'est surtout... des humains. Mais des humains traités comme de la merde, attention. C'est ce qui fait tout l'intérêt de la chose.
derrière les grands discours de révolution technique se cache une masse de travailleurs invisibles dont les rangs se comptent en centaines de millions, selon des estimations. "On n'est pas du tout en train de créer des programmes qui se passent de l'humain, résume Antonio Casilli, professeur à l'Institut polytechnique de Paris. L'IA demande une quantité de travail humain énorme et absolument indispensable, dans toute la chaîne de production".
[...]
Le prix de cette modernité ? Aux Philippines, entre 1,50 et 3 dollars par "tâche". C'est ce que la plateforme de travailleurs indépendants Remotasks verse en moyenne à Eduardo* pour placer, clic par clic, pixel par pixel, les contours qui délimitent sur une image un panneau de signalisation. Puis un véhicule. Puis un buisson. Une "tâche" qui lui prend en général une heure ou moins et qu'il répète inlassablement, huit heures par jour, six jours par semaine. Ces images serviront ensuite à entraîner des algorithmes d'analyse vidéo
Bref : l'IA, c'est surtout artificiel et pas vraiment intelligent, ce sont des tâcherons sous-payés qui doivent tout lui "expliquer" au pixel près (lisez l'article). Et encore une fois, les ingénieurs et les concepteurs sont blancs et/ou américains ; les exploités sont racisés/pauvres/vivant dans un pays du tiers-monde.
Bienvenue dans l'ère du colonialisme numérique.
La partie sur l'IA est quand même plus précise que les élucubrations de Ploum, mais je ne voudrais pas donner l'impression que je m'acharne.
Je l'ai partagé sur Mastodon, il n'y a pas de raison que je ne le fasse pas ici : ma chronique sur "Auprès de moi toujours", un roman que je ne suis pas près d'oublier.
100 artistes 3D ont créé des variations à partir du même template d'un corps montant un escalier en spirale.
OMG. Baldur's Gate 3 se déroule presque entièrement dans le petit cadre rouge sur la carte. J'approche doucement mais sûrement des 140 heures dans le petit rectangle rouge...
Moralité : les mondes ouverts de trouzmilles km², ça fait pas tout.